Partie vivre une belle aventure professionnelle au Québec, Ymène Belazzoug a découvert une nouvelle vie, un nouvel environnement et une autre façon d’enseigner. Mais à des milliers de kilomètres de Maubeuge, ses pensées restent souvent tournées vers sa ville natale et sa famille. Entre découvertes québécoises et souvenirs maubeugeois, la jeune enseignante n’oublie pas d’où elle vient et revient toujours avec plaisir dans la commune.
À 28 ans, elle n’a rien oublié de ses racines maubeugeoises. Née dans le quartier de Sous-le-Bois, elle a effectué sa scolarité sur les bancs des écoles Dussart, Georges Brassens et Marie-Louise Piotte. Des établissements dont elle garde un souvenir très positif, tout comme des enseignants qui ont marqué son parcours et fait naître chez elle la vocation de transmettre. Après l’école primaire, elle a poursuivi sa scolarité au collège Vauban, puis au lycée André Lurçat, avant de prendre, quelques années plus tard, la direction du Québec pour y exercer à son tour le métier de professeure.
Qu’est-ce qui vous a poussée à partir enseigner à plusieurs milliers de kilomètres de Maubeuge ?
C’était un choix cornélien. Partir seule à plus de 6 000 kilomètres de Maubeuge, où j’avais mes habitudes, pour vivre un rêve : enseigner à l’étranger. L’opportunité s’est présentée à la fin de mes études et j’ai saisi l’occasion.
Depuis combien de temps êtes-vous partie au Canada ?
Cela fait maintenant trois ans que je réside à Montréal, dans la province de Québec. Je ne connaissais pas vraiment le pays mais lorsque j’ai reçu cette demande de recrutement, je me suis dit : pourquoi pas ? Cela me permettait de vivre une expérience d’un an à l’étranger, d’améliorer ma pratique de l’anglais, car l’anglais et le français sont les langues officielles du pays et tous les Québécois sont bilingues.
Aviez-vous toujours envisagé une carrière à l’étranger ou cette opportunité s’est-elle présentée par hasard ?
Quand j’étais plus jeune, je rêvais d’enseigner aux États-Unis. Je ne pensais jamais le faire un jour, ni même enseigner à l’étranger. Cette opportunité est un peu arrivée par hasard. J’ai reçu un mail de l’université informant que des écoles anglophones cherchaient de jeunes enseignants français. Cela m’est apparu comme une excellente opportunité pour une expérience professionnelle internationale… sans vraiment penser que cela s’inscrirait dans la durée.
Comment votre entourage a-t-il réagi lorsque vous avez annoncé votre départ ?
Au début, ils ont été surpris. Partir vivre et travailler à l’étranger, ce n’est pas anodin comme décision. Mes proches étaient partagés entre la tristesse de me voir partir et la joie parce que j’allais réaliser un projet qui me tenait à cœur. Ils nourrissaient également un peu d’inquiétude de me voir partir aussi loin. J’ai reçu beaucoup de soutien de leur part. Mes amis éprouvaient de la tristesse de me voir partir mais ils étaient aussi enthousiastes et fiers, curieux de suivre mon aventure.
Quelles étapes avez-vous dû franchir pour pouvoir enseigner au Canada ?
Il y a eu plusieurs entretiens en visio, en Français et en Anglais, avec les ressources humaines de la commission scolaire. Les démarches administratives ont été longues et fastidieuses, avec énormément de documents à fournir, ce qui pouvait être parfois décourageant. Heureusement, la commission scolaire qui m’a recrutée s’est occupée d’une grande partie des démarches et m’a accompagnée tout au long du processus. Entre le début des démarches et mon arrivée au Québec, il s’est écoulé environ six mois. C’était une période assez stressante mais une fois sur place, je me suis dit que tout cet investissement en valait la peine.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris lors de vos premières semaines là-bas ?
Les gens sont très chaleureux et « friendly » ! Lorsque je m’adresse à quelqu’un dans un magasin, un guichet, ou autre, on me dit « Bonjour, tu vas bien ? ». C’est le tutoiement qui m’a surpris ici. On se tutoie, même avec des inconnus. Alors j’ai eu un grand temps d’adaptation afin de tutoyer les personnes en retour, même au sein de mon travail…. Cela a été un petit choc culturel.
Quel a été votre premier sentiment en arrivant au Canada ?
C’était un mélange d’émotions. Bien sûr, j’étais très heureuse et excitée de commencer cette nouvelle aventure, mais j’ai aussi ressenti un petit coup de blues. En arrivant, je me suis dit : « Mais qu’est-ce que je fais là ? » Je ne réalisais pas encore que j’étais à des milliers de kilomètres de ma famille, de mes amis et de tous mes repères. C’était à la fois grisant et un peu déstabilisant. J’étais aussi émerveillée d’être en Amérique du Nord !
Comment les Canadiens vous perçoivent-ils en tant que Française ?
Les Québécois ont tout de suite remarqué que j’étais française à cause de mon accent. En même temps, il y a beaucoup de Français qui s’installent au Québec, donc je n’étais pas un cas isolé ! Malgré ça, j’ai toujours été très bien accueillie. Les gens étaient chaleureux, bienveillants et curieux. Ils me posaient souvent des questions sur la France ou remarquaient certaines expressions que j’utilisais, différente de leurs expressions québécoises. Il existe une relation assez particulière entre les Français et les Québécois : on partage la même langue et une partie de notre histoire, mais avec des cultures différentes. Il y a parfois quelques clichés ou des petites taquineries des deux côtés, mais ça s’est toujours fait avec beaucoup de bonne humeur.
Qu’est-ce qui vous manque le plus de la France en général et de Maubeuge en particulier ?
La nourriture française me manque terriblement ! Aucun pays ne peut égaler notre gastronomie. Le pain, le fromage, les viennoiseries… Il y a des spécialistes locales ici qui sont bonnes, mais ça n’égalera jamais les pâtisseries françaises et autres plats. À Maubeuge, ce sont mes proches, mes repères, qui me manquent évidemment, et aussi… ma voiture ! A Maubeuge, tout est accessible et à proximité. Il y a mes petites habitudes, par exemple rendre visite à mes amies, manger à la crêperie, aller au cinéma, se poser au parc du zoo, me promener dans les remparts..
Revenez-vous souvent à Maubeuge ? Pensez-vous rester longtemps au Canada ?
Dès que je peux revenir, je reviens. Environ deux fois par an, en décembre et pendant les grandes vacances. Mais je me débrouille toujours pour revenir à Maubeuge, je n’oublie pas d’où je viens, et quand je rentre, c’est comme si je n’avais jamais quitté la ville. Je retrouve mes repères. Je suis encore au Canada pour trois ans supplémentaires avec mon contrat de travail. Je suis en constante réflexion de savoir si je m’y installe définitivement. Ce n’est vraiment pas facile de prendre cette décision, mais je me sens très épanouie dans ma ville d’adoption. Immigrer dans un autre pays, c’est aussi rater des évènements familiaux, des naissances, des mariages… beaucoup de choses à prendre en compte. Alors je dirai que j’ai les deux pieds à Montréal, et mon cœur à Maubeuge. J’irai peut-être jusque-là obtenir ma citoyenneté canadienne.
Gardez-vous un lien fort avec Maubeuge malgré la distance ?
Absolument. Ma famille et mes amis y sont, et j’y reviens dès que je peux. J’adore aussi mener des projets de correspondance avec des amies enseignantes et des écoles. Dernièrement, j’ai repris contact avec mon enseignante de mathématiques au collège Vauban, Mme Gosselin, et j’adorerai mener un projet en relation avec ses élèves ! C’est une richesse pour moi d’avoir ce parcours car je peux le partager aux Maubeugeoises et Maubeugeois.
Quels souvenirs ou quelles habitudes de votre ville natale vous accompagnent encore aujourd’hui ?
J’ai beaucoup de souvenirs d’enfance, notamment sortir avec mes frères et sœurs sur la place de l’Industrie et y rejoindre nos amis, aller au parc Sainte-Émilie, ou encore me promener dans les remparts avec ma maman. Aussi aller prendre un goûter à Daisy Cake avec mes collègues, manger au P’tit Resto avec mon papa et mon frère, faire les magasins avenue de France… Quand je rentre, j’aime faire un tour de la ville en voiture et aller dans les boulangeries. Ces moments sont précieux.
Le climat est-il aussi rude qu’on l’imagine ?
Oui à 100% ! L’hiver dure six mois et on a atteint, cette année, les -25 degrés et plus d’un mètre de neige. Deux fois dans l’année, nos écoles ont dû fermer pour « Snow day » à cause d’une tempête de neige, alors nous restons à la maison. Cependant, la neige n’a jamais été un problème et cela fait partie de leur quotidien. Nous allons tous les jours à l’école, même sous -10 degré et 50 cm de neige. S’il fait -15 et plus, nous faisons la récréation à l’intérieur, mais la ville ne s’arrête pas de tourner. Nous enfilons nos pantalons de neiges, doudounes, et c’est parti !
Vous êtes-vous acclimaté rapidement et comment peut-on décrire l’accueil des Canadiens ?
Au début, non, pas vraiment. Le climat québécois a été un vrai changement pour moi, surtout l’hiver avec le froid et la neige. Les premières semaines, je trouvais ça assez difficile et impressionnant. Mais avec le temps, je me suis adaptée, notamment en apprenant à mieux m’équiper et à changer mes habitudes. Finalement, je ne dirais pas que j’adore forcément le froid, mais j’ai réussi à mieux le vivre et à en profiter davantage, car les décors enneigés valent vraiment le détour. Les Canadiens sont chaleureux, très amicaux et demandent si tout va bien, comment ça se passe. J’ai très bien été accueillie, et chaque personne que j’ai rencontrée a été très bienveillante.
Y a-t-il une habitude canadienne que vous avez adoptée ?
Les cafés glacés et l’expression « bon matin » et faire un câlin pour dire bonjour ! Ici, le café glacé est vraiment une institution. Mes collègues, amis, et même des personnes dans la rue ont tous un café dans la main. J’ai commencé à prendre aussi cette petite habitude d’avoir un café, surtout le café glacé (iced latte) et je ne m’en lasse plus! Aussi, le bonjour au Québec se dit « Bon matin » alors c’est devenu une habitude. Enfin, pour se dire bonjour, on ne fait pas la bise comme en France, on s’enlace. Lorsque deux personnes se disent bonjour, c’est rarement avec les deux bises alors les Québécois savent directement identifier les Français !
Comment s’est déroulée votre récente rencontre avec les enfants du service périscolaire de Maubeuge ?
J’ai reçu un accueil excellent ! Je suis arrivée et tous les enfants m’attendaient sagement et tout sourire devant une table bien garnie et décorée de drapeaux français et de gourmandises. J’ai été très touchée ! Ils étaient impressionnés et j’étais ravie de pouvoir leur raconter ma vie au Canada, les animaux, l’école… Ils ont posé des questions et étaient très curieux. J’ai reçu une magnifique boîte remplie de spécialités françaises et de cadeaux pour mes élèves. J’ai adoré cet échange, je connais déjà cette école pour avoir été animatrice durant l’été ces dernières années et je me suis sentie vraiment fière de leur partager mon parcours ! Ils ont à leur tour pu goûter des spécialités à l’érable, des petits biscuits et nougats, ainsi que des petits cadeaux venus du Canada. Cela concrétisait notre projet de correspondance où nos classes ont pu s’envoyer des lettres durant l’année et apprendre à se connaître. De retour au Canada, j’ai offert à mes élèves tous ces petits cadeaux et ils ont été ravis. Merci encore à l’équipe périscolaire de m’avoir accueilli si chaleureusement.
Cette aventure correspond-elle à ce que vous imaginiez avant votre départ ?
Cela dépasse même mes attentes ! Je suis arrivée dans un pays dont j’ignorais beaucoup de choses, hormis le climat… J’y suis depuis trois ans, l’aventure se prolonge et ne je le regrette pas. Je pensais rester une année et repartir, mais le Canada a réussi à avoir mon cœur. J’adore y travailler, j’adore les paysages à couper le souffle, chaque jour est une aventure où je découvre des parties de ce pays qu’on ne soupçonnait pas, une faune et une flore exceptionnelle, beaucoup d’espaces verts, de lacs…. Et la population est bienveillante.
Que faites-vous de votre temps libre ? Vous avez le temps de visiter le pays ?
L’avantage de finir tôt les journées, c’est qu’une deuxième peut commencer ! Après l’école, à 15h, j’ai le temps d’aller en ville, me balader, de faire du sport, ou simplement me reposer. Montréal n’est pas loin des États-Unis, en quelques heures de voiture on est à Boston, et même New-York. Grâce aux nombreux week-ends de trois jours, j’ai pu visiter d’autres villes américaines en avion ou voiture, aller dans des chalets au bord du lac plusieurs fois, visiter le parc Oméga où les animaux du Canada sont en liberté. C’est une grande richesse ! J’ai eu la chance de visiter l’Ouest canadien : Vancouver et Banff, en Alberta. C’était extraordinaire et quand même assez loin de Montréal car le Canada est tellement grand !
Y a t-il des spécialités locales que vous appréciez ?
La poutine est une spécialité québécoise très apprécié de Montréal et des alentours, c’est un incontournable à goûter ! Avec modération évidemment, car cela reste très gras ! Il s’agit d’un mélange de frites, de fromage à grains et d’une sauce brune. C’est assez bon. Il y a aussi les « queues de castor » : une sorte de beignet plat avec des topping au choix. Évidemment, qui dit Canada dit sirop d’érable, qui est très présent dans leurs spécialités.
Que vous apporte cette expérience au Canada ?
Cette expérience m’apporte énormément, autant sur le plan professionnel que personnel. Professionnellement, elle m’a permis de découvrir un autre système éducatif, d’autres méthodes d’enseignement et une autre façon d’accompagner les enfants. J’ai appris une autre manière d’enseigner et j’ai enrichi ma pratique grâce au système québécois. Cela m’a aussi poussée à sortir de ma zone de confort et à développer mon autonomie. Elle m’a permis de me prouver que j’étais capable de tout quitter pour construire quelque chose de nouveau dans un autre pays. Elle m’a rendue plus ouverte et plus adaptable, plus sensible aussi. C’est une expérience qui m’a fait évoluer et qui restera une grande étape de ma vie et j’espère que mes parents sont fiers de moi car c’est aussi mon objectif. Je les ai quittés avec le cœur lourd mais je voulais leur montrer que malgré la séparation, j’ai pu construire une vie dont je suis vraiment fière, avec un travail qui me passionne énormément.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait partir enseigner à l’étranger ?
Je lui dirais de foncer et ne pas hésiter, tout en étant bien préparé. Il ne faut pas sous-estimer les démarches administratives ni le fait de quitter ses proches et ses repères, car ce sont de vrais changements. Mais il ne faut pas non plus laisser les inquiétudes empêcher de vivre cette expérience. Il faut être curieux, ouvert aux différences et accepter de ne pas tout maîtriser au début, car enseigner à l’étranger, ce n’est pas seulement changer de pays, c’est aussi découvrir une nouvelle culture, un nouveau système scolaire et de nouvelles façons de travailler. Il faut accepter de sortir de ses habitudes et de s’adapter. C’est justement ce qui permet d’apprendre et d’évoluer. Pour moi, partir enseigner au Québec a été un grand défi, mais aussi l’une des expériences les plus enrichissantes et les plus belles de ma vie. J’ai appris l’anglais, j’ai rencontré des élèves et des parents formidables, des équipes pédagogiques extraordinaires et j’ai vu des paysages uniques !
Si vous pouviez ramener une seule chose du Canada en France, ce serait quoi ?
Difficile de répondre à cette question ! Je dirai…. sans doute cette culture de célébrer davantage les moments importants à l’école. Au Québec, j’ai beaucoup aimé le fait qu’on crée régulièrement des occasions de rassembler les élèves, les familles et l’équipe éducative autour de fêtes, de projets ou d’activités spéciales. Cela contribue à créer un vrai sentiment d’appartenance à l’école et rend les apprentissages plus vivants. Il y a des assemblées où certains enfants sont élus comme l’élève le plus courageux, le plus persévérant, le plus serviable, gentil, empathique… J’aimerais pouvoir retrouver davantage cet esprit en France, où l’école est parfois plus centrée sur les apprentissages académiques. Pour moi, ces moments de partage sont aussi importants dans le développement des enfants et cela leur donne tellement de motivation pour l’école! Ici, les célébrations sont grandioses : il y a le FUN DAY, un jour spécialement pour les élèves où ils installent des jeux gonflables dans la cour de récréation, puis nous avons des distributions de crème glacée, de « queues de castor » avec les food truck dans l’école. Halloween et Thanksgiving sont aussi grandement célébrés en Amérique du Nord, tout comme les fêtes religieuses des élèves, dans une magnifique ambiance de vivre- ensemble ! Chaque vendredi matin dans mon école, les enfants sont accueillis en chanson et en danse! Il y a des concours de décoration de porte de classe et la salle de classe avec la meilleure porte remporte un prix pour ses élèves. Je pense que ce côté festif pourrait motiver les enfants à aimer encore plus l’école.
Vous enseignez pour quel niveau ?
J’enseigne actuellement en moyenne section de maternelle depuis deux ans dans une école anglophone en immersion française. De la maternelle jusqu’au CE2, c’est un enseignement 100% français, et ensuite, les cours deviennent bilingues avec l’anglais jusqu’en 6e.
Quelles sont les principales différences entre l’école française et l’école canadienne ?
Au Canada, l’école se déroule sur cinq jours et non quatre, le mercredi également. Nous commençons assez tôt, à 7h45, et finissons à 14h35. Il n’y a pas de cantine, les enfants apportent leur propre lunch et mangent dans la classe pour la pause du midi. Il y a deux semaines de vacances en décembre, une semaine en mars et durant les mois de juillet et d’août. Dans les écoles, les enfants portent des uniformes. Les professeurs des écoles n’enseignent pas les sciences, l’art et EPS, ce sont des professeurs spécialisés pour ces matières. Pendant ce temps, l’enseignant est en pause. D’ailleurs, l’école n’est obligatoire qu’à 5 ans.
Durant l’hiver, les enfants ont accès à des luges et des pelles pour jouer avec la neige car il y en a beaucoup ! Parfois ils aménagent même une montagne pour y glisser ! Certains enfants prennent le bus scolaire (le fameux bus jaune, comme aux USA) qui passe devant l’école et les amènent à la maison. L’apprentissage de l’écriture cursive est rare et s’apprend plus tard, j’ai eu du mal à m’adapter et je dois écrire en script. Aussi, durant le mois de février, il y a une semaine spéciale » appréciation des enseignants » afin de les remercier pour tout le travail qu’ils fournissent. Ceci est organisé par l’association des parents d’élèves et la direction. Durant toute une semaine, les enseignants sont chouchoutés : café tous les matins, friandises et biscuits, repas le midi, carte cadeaux, bons pour massages… nous devenons de vrais rois ! Aussi, afin de compenser le fait de ne pas avoir beaucoup de vacances, les enseignants ont ce qu’on appelle ici des « PED DAY » = journées pédagogiques. Ces jours-là, nous sommes à l’école mais les enfants restent à la maison et nous pouvons travailler sur nos bulletins, planifications, projets de classes et réunions mais aussi des formations. Les formations au Québec pour les professeurs sont très courantes et très enrichissantes. Nous en avons environ 20 journées réparties dans l’année.


